
So’Pony 2025 – Finale SHF 4 ans D Juments : l’élevage d’Hurl’vent aux honneurs
Le contingent des 45 juments de quatre ans D est dominé par Lodyssée d’Hurl’vent, pfs fille de Satisfaction FRH et d’Holympe d’Hurl’vent par Ogrion des Champs, née chez Jean Drexler à Valherbasse (26), et pilotée par Marie Vivant.
Après avoir signé l’un des 17 double sans fautes de cette finale exigeante, et obtenu la meilleure note à la présentation en main (17.500), la cavalière de l’élevage d’Hurl’vent, Marie Vivant, spécialisée en jeunes chevaux et en débourrage, rend hommage à sa partenaire. « Lodyssée a tout pour elle, elle va au feu, elle a l’énergie et le respect, je pense qu’on la retrouvera sur de grosses épreuves. » Sur les soixante dix équidés qui vivent sur la structure, l’éleveur avait emmené huit poneys pour les épreuves SHF et un poney pour le concours des mâles du PFS. A l’annonce du résultat, agrémenté d’une mention Elite, Jean Drexler ne boudait pas son plaisir « d’autant que le père s’appelle Satisfaction » souriait-il.
Lodyssee d'Hurl'Vent & Marie Vivant - Crédit photo : PSV Photos
« C’est un croisement que je n’avais jamais fait auparavant, sa mère Holympe a une histoire particulière, car sa maman est morte quand elle avait trois semaines. Elle a donc été élevée au biberon, et nous avons développé avec elle une relation très spéciale. Si possible, nous la garderons pour la suite du circuit, mais on ne fait jamais trop les malins, il faut bien vendre pour assurer la rentabilité de la structure » confie Jean Drexler qui, pour le choix des pères, explique s’appuyer sur son expérience, mais aussi tenir compte des croisements effectués par ses collègues, avec la contrainte majeure de la taille. Il l’affirme, « les difficultés en élevage sont assez nombreuses. Bien sûr il faut choisir le meilleur étalon en termes de génétique par rapport à la jument, mais aussi être vigilant sur l’effet milieu, à savoir l’alimentation des poulains, leur socialisation, puis leur éducation, leur valorisation, leur carrière sportive, en faisant les bons choix de circuits de compétition. »
Lodyssee d'Hurl'Vent & Marie Vivant - Crédit photo : PSV Photos
Le titre de vice championne revient à Laborinara de Florys pfs, fille du célébrissime Linaro, disparu en 2007, mais père de 1039 produits, dont plus de 50 fils étalons et 110 produits indicés à plus de 140 parmi lesquels 43 au-delà de 150, et de Naborina de Florys par Nantano. Cette médaille d’argent est assortie d’une mention Elite, pour le plus grand plaisir de son propriétaire Charlie Garreau et de son éleveur Guillaume Levesque basé à Saint Dolay (56). La cavalière Nora Bennoui, 25 ans, est à la tête de l’élevage de l’Astre à Vallons de l’Erdre où elle avait cette saison un effectif de vingt deux poneys à la valorisation, dont Laborinora, arrivée en cours d’année après un poulinage. « Elle n’a fait que huit concours, dont six sans fautes, et était cinquième du Top 100. En principe, son propriétaire devrait la monter en épreuves l’année prochaine. Elle a une très bonne tête, beaucoup de qualité, elle est très bien dressée, elle était d’ailleurs dans les meilleures à la NEP avec une note de 17.050 en présentation montée, et sa note de modèle (15.600) lui a permis de remonter à la deuxième place au championnat.» Laborinora est déjà la mère de la femelle Or Série du Roquet, avec pour père le Pfs Mayshebber du Roquet, née en 2024.
Laborinara de Florys & Nora Bennoui - Crédit photo : PSV Photos
Le podium est complété par Lolipop des Mauvis, pfs fille de Cordo H* Villatte et Vanille des Herbages par Quabar des Monceaux, née chez Jean Michel d’Aprigny à Torigny les Villes (50), propriété de Bruno Arnoux, gérant de l’écurie des Trémières sur l’Ile d’Oléron (17), à la tête d’une quarantaine de poneys dont les équidés d’instruction, accueillait la ponette voilà trois semaines, et l’avait confiée à son apprentie Mathilde Videau, 22 ans, qui montait là son premier concours avec Lolipop. « Elle est très compétitive, elle a de l’énergie à revendre, et une belle intelligence de la barre. C’est un plaisir de la monter » sourit la cavalière. « Je l’ai achetée car j’aimais beaucoup son modèle, elle est très belle, elle a un bon coup de saut, bien sûr il faut qu’elle continue à évoluer, mais je suis persuadé qu’elle a un vrai potentiel. Nous ne sommes pas dans une terre d’élevage, j’ai pour habitude d’acquérir les poneys à l’âge de trois ou quatre ans, de poursuivre le circuit classique et de continuer jusqu’à sept ans, sauf s’ils sont vendus » indique Bruno Arnoux, ravi de ce résultat.
Lolipop des Mauvis & Mathilde Videau - Crédit photo : PSV Photos
Le trio de tête est déclaré Elite, les cinq suivants au classement final du championnat sont Excellents, et le reste du Top 15, dont les montures des deux jeunes pousses Léanne Ordonneau Demichelli, (l Me P’Lays MT) et Louise Talazac (Letytbe des Lyres) sont gratifiés de la mention « Très bon ».
Article rédigé en partenariat avec L'Eperon